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Carte de presse

La Commission de la carte

Petite histoire de la CCIJP

 

Une alerte sexagénaire

« La Carte d’identité des journalistes professionnels, c’est le contrôle du journalisme par les journalistes », ainsi s’exprimait Le Journaliste, bulletin du Syndicat National des Journalistes (SNJ) dans son numéro de janvier 1936, à l’occasion de la parution dans Le Journal officiel du règlement d’administration public, parachevant la loi du 29 mars 1935 portant statut du journaliste professionnel. « La loi étend désormais sur le journaliste une protection analogue à celle qui couvre le médecin et l’avocat », concluait Le Journaliste.


La première Commission de la Carte a été nommée en 1936 par le ministère du Travail et installée jusqu’à la Libération au 5 de la rue du Coq Héron près de la rue du Louvre, dans des locaux contigus à ceux où siège actuellement le SNJ. Elle fonctionna alors avec deux salariés à plein temps.

Le jour de l’inauguration de la Commission de la Carte (22 mai 1936), Georges Bourdon (qui présidait le SNJ depuis 1922) déclara notamment : « Le journalisme est aujourd’hui une profession organisée, c’est-à-dire limitée », et Le Journaliste ajoutait dans son numéro de juin 1936 « nous ne connaissons désormais que deux frontières : celle de la profession et celle de la moralité ».

La première élection à la CCIJP a eu lieu le 19 décembre 1937, et le SNJ remporta 10 sièges sur les 13 à pourvoir.
 

A la Libération, l’épuration

Après la guerre, la Commission siégea au 144, avenue des Champs-Élysées, et, à partir de 1946, au 6 de la rue du Mont Thabor près du Palais- Royal, puis au 6 de la rue des Pyramides, dirigée par M. Robin puis par Mme Moureau-Flizot, avant de déménager ces dernières années rue La Fayette dans le Xe arrondissement.

Une carte d'avant-guerre


A la Libération, la Commission de la Carte est officiellement chargée de l’épuration d’une profession largement compromise pour collaboration avec les nazis durant l’Occupation.

Avant les grandes lois sociales de 1936 et de la Libération, la loi du 29 mars 1935 a fait de la Commission de la carte une institution fondée sur le paritarisme intégral salariés/employeurs, et le fonctionnement de la Commission est fixé par les articles R 761-5 à R 761-18 du Code du travail.

Quatre annuaires des titulaires de la Carte des journalistes ont été publiés par la CCIJP, en 1939, 1954, 1967 et en 1986. Ces quatre annuaires sont aujourd’hui épuisés, et la première édition, de 1939, introuvable. Les deux dernières éditions sont assorties d’études sociologiques sur la profession.

En 1954, dans le deuxième annuaire, le président de la Commission, Louis Deltheil-Cluzeau, avait intitulé son introduction : « Ce qu’est la carte de journaliste... et ce qu’elle n’est pas ! » Le législateur de 1935 n’avait pas prévu les retraités.

Il a fallu attendre le 15 décembre 1953, pour que la carte de journaliste honoraire, revendication ancienne, trouve sa traduction juridique par le vote d’une loi. Les journalistes ayant exercé la profession pendant trente années au moins ou bénéficiant d’une retraite au titre de journaliste professionnel, peuvent sur leur demande obtenir le titre de journaliste honoraire et la délivrance d’une Carte d’identité de journaliste professionnel honoraire. Elle est attribuée à vie, et n’est pas soumise à renouvellement annuel.


1997 : la nouvelle carte

Jusqu’en 1996, la Carte de journaliste professionnel avait l’aspect d’une carte en carton pliée en deux. La partie supérieure, barrée de tricolore, était revêtue d’un timbre millésimé attestant que le détenteur était bien titulaire de la Carte de journaliste pour l’année en cours.

La partie inférieure comportait les signatures de deux membres de la Commission, un journaliste et un employeur, et la photo du titulaire, gaufrée par un timbre à sec portant le sceau de la République à l’effigie de Marianne.

Depuis 1997, la Carte de Journaliste professionnel est une carte plastifiée, format carte de crédit, remplacée chaque année, et présentant en évidence le chiffre de l’année en cours.

Le fait que les numéros de carte de journaliste ne soient jamais réattribués, explique que les dernières cartes attribuées par la Commission portent des numéros proches de 100 000, alors qu’en 2002, le nombre de journalistes en activité se montait à 35 270 (chiffre de la CCIJP au 2 janvier 2003).

En 1999, on comptait 31 903 détenteurs de la Carte de journaliste professionnel (12 456 femmes - 39 % - et 19 447 hommes - 61 %). L’âge moyen est de 42 ans, et l’âge médian de 41 ans pour l’ensemble des journalistes. 96 % des titulaires de la Carte sont des journalistes en activité (soit 30 628 journalistes). 78,1 % d’entre eux sont salariés mensualisés, 17,9 % pigistes, 4% demandeurs d’emploi.

Aujourd’hui, sous la direction de Mme Rossi et de son adjointe Mme Thoraval, la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes professionnels compte 16 salariés.

(in SNJ info n° 77 - juin 2003)


Téléchargez la carte des journalistes dans les pays de la CEE (Le Journaliste, 4e trimestre 1991)


 

le 01 Janvier 2009

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