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Communiqués des sections
Section SNJ Rhône

[Le Progrès]

« Soit on s’adapte, soit on crève »

CE du 23 octobre 2014


Ainsi qu’il l’avait déjà fait lors du CHSCT d’octobre, le SNJ a voté contre le projet de fusion des services Internet et Lyon +, présenté au CE dans le cadre de la procédure d’information-consultation. Malgré ce vote négatif (3 votes contre et 3 abstentions), la direction « a la possibilité de mettre en œuvre le projet », ainsi que l’a dit le directeur de l’imprimerie Dominique Guilmant, qui présidait le CE. Avec ou sans l’accord des représentants du personnel, ça importe peu dans l’esprit de la direction, qui avait déjà anticipé en réorganisant dès le 1er septembre la « chefferie » du quotidien gratuit.

Conformément à l’avis rendu au CHSCT, en concordance avec les préconisations de la médecine du Travail, les élus SNJ se sont positionnés contre ce projet en pointant du doigt le fait qu’il instaure des fréquences de travail particulièrement perturbantes : au total, six horaires de prise de postes différents, huit en comptant les week-ends, sur une amplitude très longue (6h30 – 23 heures), dans un contexte de travail posté, de multiplicité des tâches et de flexibilité hypertendue, jusqu’à trois week-ends de permanence par mois, les contraintes de parution de feu Lyon + s’ajoutant aux « nécessités » de l’information en continu sur le web…

La seule modification apportée par rapport au projet présenté au CHSCT, répondant certes à une préconisation de la médecine du Travail -des tirées plus longues, impliquant des changements d’horaires moins fréquents-, outre le fait qu’elle n’était pas forcément validée par les confrères du service Internet, ne saurait à elle seule modifier la géométrie globale du projet. Le SNJ était favorable à une période de test, afin de pouvoir dresser un bilan au bout de quelques mois, compte tenu de la particularité de cette organisation du travail, qu’il est difficile d’appréhender avec des projections de planning sur sept mois, et non sur un an comme demandé.

Sur le fond, la création de ce service des supports gratuits ressemble plus à une « usine à gaz » qu’autre chose, a rappelé le SNJ, le projet étant dicté par la nécessité d’économiser deux postes -un poste de cadre et un poste de journaliste- pour les réaffecter ailleurs dans la rédaction. Depuis, et comme ça avait déjà été le cas à la suite de la fermeture du service des informations générales il y a deux ans, on ne peut que déplorer que les promesses de renforts dans les agences restent à l’état de promesses, la priorité de la direction étant de renforcer… la hiérarchie. Un poste de chef de plus au Rhône, un autre poste de chef pourvu au desk édito par un transfuge du Bien Public, deux rédacteurs en chef (dont un avec option diaporama), ça se passe pas trop mal, du côté des gros indices…

La direction, qui ne manque jamais une occasion de rappeler que « nous ne sommes pas en co-gestion », dès qu’un représentant du personnel ose avoir une idée, ne peut pas dans le même élan demander aux organisations syndicales de co-gérer la pénurie. Fusionner deux services, pour répondre aux contraintes d’une montée en puissance sur l’info en continu, tout en diminuant les effectifs, est un modèle qui envoie les salariés dans le mur en terme de charge de travail, et ne peut que s’avérer négatif au final pour l’entreprise.

« Chaque métier a ses contraintes. Si on avait un effectif plus nombreux, ça serait plus facile, c’est vrai, mais on perd huit millions d’euros par an », a rappelé Dominique Guilmant, relayé par le directeur des ressources humaines Michel Cony : « Soit on s’adapte, soit on crève ». La rédaction n’a pas attendu la direction pour s’adapter. Le SNJ est de longue date demandeur d’une véritable négociation sur les nouvelles fonctions qui vont nécessairement émerger dans le cadre d’un nouveau modèle rédactionnel bi-média. Allo ? Y’a quelqu’un ?

 

Les dossiers de la rédaction

Agences : la direction dans le déni.- Non, ce n’est pas une réorganisation du travail dans les agences. C’est un hasard si cette même organisation est mise en place successivement, dans plusieurs agences du Rhône, et de la Loire. Il n’y aura pas de « systématisation ». Le SNJ n’en croit pas un mot et l’a dit lors du CE d’octobre. De quoi s’agit-il ? D’une organisation mise en place successivement à Villefranche puis à Bron, et dans une agence de la Loire : abandon de la sectorisation, donc de la spécialisation géographique des confrères et du carnet d’adresse qui allait avec ; création de deux postes aux contours assez flous, l’un affecté au prévisionnel, l’autre à la gestion du réseau de correspondant au jour le jour, les trois autres journalistes de l’agence étant du coup « reporters sur toute la zone ».
A quelles fonctions rattacher ces deux postes de « gestionnaires » de la copie et du réseau ? Travail posté, donc soumis à des horaires fixes ? Quelle valorisation salariale, les confrères récupérant pour partie, sans en avoir l’indice, des tâches jusqu’alors dévolues au chef d’agence ? Surtout, quelles limites, dans « l’enrichissement » des pages, la tendance encouragée par la hiérarchie consistant à grignoter de plus en plus les prérogatives du SR ? Plus de questions que de réponses. Le SNJ déplore surtout la manière, et le contournement des représentants du personnel. Sur l’organisation du travail en tant que telle, dans les agences, le SNJ considère qu’il n’y a pas de solution miracle, en l’état des (sous-)effectifs.

Vous avez dit valorisation ? Deux rédacteurs, et deux photographes, le 14 octobre dernier, à Bourg-en-Bresse, pour couvrir la soirée du Trophée des entreprises, est-ce bien raisonnable ? Combien pour couvrir tous les matches d’Oyonnax en Top 14 ? Tout est question de priorité… Compte tenu du caractère un peu particulier de ces manifestations, le SNJ estime que la couverture des soirées de partenariat et/ou de valorisation, donc d’auto-promotion de la marque Progrès, ne peut être imposée aux journalistes, qui sont en droit de refuser.

 

Vos élus (SNJ) de CE :

Christine Morandi
Jean-Philippe Michaud
Vincent Lanier
Yves Spahis
Représentant syndical au CE : Philippe Perroud

 

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Le SNJ appelle les journalistes à reprendre la main dans leurs entreprises

Nice-Matin : c’est gagné !

 

Lyon, le 23 Octobre 2014

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