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Chômage partiel : l'entreprise ne versera pas un centime de plus

Ce lundi 23 mars, lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique (par visioconférence), la direction du Télégramme a annoncé sa décision d'imposer le chômage partiel à tous les journalistes, exception faite des membres de la rédaction en chef, des chefs de territoire et des chef d'édition. Pour les salariés concernés, les rémunérations seront revues à la baisse : lors des journées chômées, ceux-ci percevront une indemnité égale à 70% du salaire brut (environ 84% du salaire net).

Même s’ils reconnaissent la nécessité de recourir au chômage partiel dans cette période où l’activité est chahutée, les élus du SNJ ont émis un avis défavorable au plan de la direction. D'abord parce que l’entreprise refuse d’abonder l’indemnisation du chômage partiel pour limiter la perte de salaire. Et ce, même pour les plus bas revenus ou pour les salariés à temps partiel. C'est uniquement l'Etat qui paiera les 84 %. Le Télégramme ne rajoutera pas un centime... contrairement à son concurrent Ouest-France (auquel la direction aime tant se comparer), qui garantit une prise en charge à 100 % du salaire à l'ensemble de ses salariés.

Les élus SNJ déplorent également les inégalités induites par le choix de maintenir l’intégralité du temps de travail (et donc la rémunération) des cadres, quand les autres journalistes subiront une baisse de revenus. Et que dire pour d’autres salariés de l’entreprise dont le chômage partiel sera… total.

Dans le détail, le plan de chômage partiel de la direction concernera 360 salariés du Télégramme. Il sera mis en œuvre à partir de jeudi, et pour une durée prévisionnelle de trois mois, jusqu’au 30 juin. La direction entend ainsi faire face à la « dégradation de l’activité » provoquée par la crise du coronavirus, qui se traduit par un assèchement de l’actualité locale.

Dès mercredi, pour la parution du journal de jeudi, le tirage, avancé à 22 h 30, s’effectuera sur une seule rotative et sera limité à quatre éditions : Finistère-Nord, Finistère-Sud, Côtes-d’Armor et Morbihan. Le nombre de pages locales descendra à 65 (contre environ 90 dans la configuration actuelle avec 9 éditions).

Cette pagination en baisse impliquera des effectifs réduits: quatre journalistes (dont un encadrant) au quotidien dans les rédactions chefs-lieux de territoire, un seul dans les petites locales ; trois postes sur chaque plateau d’édition (un chef d’édition, un éditeur de territoire, un 3e poste pour l’édition de 6 à 7 pages).

Le télétravail sera étendu, notamment aux éditeurs de territoire. Pour ceux et celles qui continuent de se rendre sur leur lieu de travail, des masques de protection, de type FFP2, seront distribués à partir de ce mardi.

En conséquence, dès jeudi, les journalistes du Télégramme (sauf les encadrants) seront placés sous le régime de l’activité partielle. Le taux d’activité moyen devrait se situer aux environs de 75% du temps de travail habituel, indique la rédaction en chef, qui assure rechercher une « équité » entre les journalistes dans la mise en oeuvre de ces mesures exceptionnelles.

A noter que pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire lié au Covid-19, la direction a publiquement énoncé, ce lundi, que « la protection des salariés étant la priorité numéro 1 de l’entreprise ». Une prise de position dont se félicite le SNJ.

 

Contact : snjletelegramme@gmail.com ; sur Twitter, @SNJTlgramme

Morlaix le 25 Mars 2020

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