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Communiqués des sections
Section SNJ Rhône

[Le Progrès]

Partenaires particuliers…

CE du 28 avril 2016


Le Progrès organisateur de trophées, Le Progrès organisateur de salons, Le Progrès organisateur de colloques, Le Progrès organisateur de spectacles, Le Progrès partenaire d’institutions, de clubs sportifs, d’événements culturels… Il ne s’agit pas de remettre en cause une politique de diversification destinée à mettre un peu de beurre dans les épinards, mais la ficelle est parfois un peu grosse, quand ces opérations se transforment en vague quête du jackpot, quitte à brouiller l’image de l’entreprise… qui reste un journal.

Publi-rédactionnels, ventes fermes, opérations spéciales, jusqu’où peut-on aller, sans donner l’impression aux « partenaires » qu’ils se sont payés les plumes des journalistes ? Constatant que ces derniers ne sont pas toujours informés des tractations en cours, et des accords passés avec tel ou tel « partenaire », institutionnel ou organisateur d’événement, voire collectivité publique, le SNJ avait demandé à la direction un « état des lieux », lors du CE du 28 avril. L’occasion de rappeler quelques « règles de base », sur l’identification claire des contenus liés à des partenariats, donc découlant d’une relation commerciale, surtout quand la même mise en page et les mêmes polices de caractère sont utilisées…

Quelques chiffres à retenir :

- Une cinquantaine de partenariats, gérés par le service Valorisation des marques (VDM), sont signés, dans le cadre de salons, de spectacles ou festivals, de clubs de sport professionnels… qui peuvent prendre la forme d’échanges de publicité contre des places offertes, « sans que ça n’ait d’incidence sur le traitement rédactionnel de l’événement », dit la direction. On peut en douter. Le Progrès ne s’engage dans ce genre d’opération que s’il est bénéficiaire à l’arrivée, a précisé Michel Cony, secrétaire général, qui présidait le CE. En 2015, ce bénéfice a été d’environ 400 000€ (un million d’€ de recettes pour 600 000€ de coûts).

- 34 soirées événementielles sur le modèle du « trophée des entreprises » sont programmées sur 2016 par la VDM sur divers thèmes et sur l’ensemble de la zone de diffusion, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 2 millions d’€.

- En ce qui concerne les « ventes fermes » -ventes groupées d’exemplaires, généralement en échange d’un espace de couverture rédactionnelle garantie-, elles représentent une moyenne de 7400 exemplaires quotidiens vendus en semaine (soit 4 points de l’OJD) et un peu plus de 4000 exemplaires le dimanche.

- Moins de données concernant les « éditions déléguées », liées aux suppléments, concrètement du contenu rédactionnel destiné à « accompagner » et/ou habiller l’espace publicitaire vendu, ou les partenariats gérés au niveau des départements avec les clubs sportifs ou institutionnels, sinon 325 factures identifiées comme du publi-rédactionnel en 2015. Là où ça se complique, c’est quand ce publi-rédactionnel ne dit pas son nom, et se monnaye contre de la vente de publicité ou de la vente groupée. Dans tous les cas, le SNJ réclame une meilleure visibilité de ces partenariats, pour éviter toute confusion.

« On a bien la volonté d’être vigilants sur ces sujets », assure Michel Cony. Dommage que les nouvelles rubriques créées sur le site web, regroupées sous la dénomination Life Style (et non « mode de vie » ou « vie quotidienne »…), nous renvoient exactement le contraire, entretenant un mélange des genres entre rédactionnel et publi-rédactionnel, sous couvert de thématiques conso/santé. Du recyclage de papiers déverrouillés, mélangés à des dépêches Relax news uniquement faite pour générer de la pub. Est-ce une obligation, pour survivre, de prendre les lecteurs pour des gogos ? Le SNJ a une idée, probablement trop romantique surannée aux yeux de certains : seule l’information de qualité sauvera la presse.

Dommage que l’on ne se soit pas posé les bonnes questions au moment du changement de formule, se reposant sur des études marketing qui partent du postulat que… « le lecteur n’aime pas lire ». Tout n’est pas à jeter dans cette nouvelle formule plus aérée, au moins dans les intentions qui l’accompagnaient, de rénovation de la locale, mais à l’heure d’un premier bilan, les chiffres de vente de mars sont restés plombés (-3,98% en semaine) et plombants (-6,55% de chiffre d’affaires). On connaît la réponse : oui mais si on ne l’avait pas fait, ça serait pire au niveau des ventes…

 

Vos élus (SNJ) de CE :

Christine Morandi
Jean-Philippe Michaud
Vincent Lanier
Yves Spahis

Représentant syndical au CE : Philippe Perroud

 

Pendant qu’on y est, on vous pose ça là, il y est question du groupe EBRA autour d’1’20 : réécoutez « L’Instant M » de ce jeudi 19 mai 2016 (France Inter).

 

Tous les communiqués du SNJ sont sur www.snj.fr

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Thèmes : Indépendance

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