Ce qui change au 1er janvier 2026
Parmi les mesures entrant en vigueur le 1er janvier 2026 trois d’entre elles nous concernent directement : le SMIC, le plafond mensuel de la Sécurité sociale et le seuil de déduction sur les cotisations sociales (DFS)
• Le Salaire minimum de croissance (SMIC) est fixé à 1823,03 euros pour 2026
Aucun salaire mensuel en France ne peut être inférieur au SMIC. Cette réalité est vécue en 2026 par un trop grand nombre de journalistes qui vivent la stagnation des salaires. Cette stagnation résulte des refus d’une large partie du patronat de renégocier les salaires, tant au niveau des branches de la presse que lors des discussions annuelles au sein des entreprises.
Rappelons ici que Le Smic correspond au salaire horaire minimum légal en dessous duquel le salarié ne peut pas être rémunéré. Il s'applique à tout salarié majeur, quelle que soit la forme de sa rémunération (au temps, au rendement, à la tâche, à la pièce, à la commission ou au pourboire). L'employeur peut être condamné à une amende de 1 500 € s'il verse au salarié une rémunération inférieure au Smic. .L'employeur peut être condamné également à verser au salarié des dommages et intérêts. (Source service public.gouv.fr)
• Le plafond mensuel de la Sécurité sociale est fixé à 4005 euros pour 2026
Le plafond mensuel de la Sécurité sociale régit les cotisations sociales des salariés.
Déjà important au niveau des cotisations maladie-maternité, il ne l’est pas moins au niveau des prélèvements pour la retraite de la Sécurité sociale et des retraites complémentaires.
• Le seuil de déduction sur les cotisations sociales est fixé à 24% pour 2026
Dans la décélération de 2% par an de la déduction forfaitaire, un calendrier proposé hélas aux employeurs par la Sécurité sociale, à l’encontre de notre refus, le taux est fixé à 24% pour 2026.
Sans relâche et depuis de longues années nous dénonçons les graves préjudices pour les journalistes de cette déduction qui plonge loin, trop loin dans notre histoire sociale.
L’obligation de la consultation des salariés
Depuis le début des années 2000, la déduction est soumise à l’avis préalable des salariés, une consultation confortée par le Conseil d’Etat. Rappelons une nouvelle fois, le double préjudice de la mesure, tant sur la maladie que, la retraite voire le chômage (**)
- Sur la maladie la déduction entraîne de facto la diminution des remboursements sauf compensation trop rare négociée dans quelques entreprises.
- Sur la retraite de base de la Sécurité sociale la déduction entraîne de facto la diminution de la valeur des trimestres cotisés.
Dans un calcul établi par la Sécurité sociale elle-même ce préjudice mensuel sur la retraite est fixé à 386 euros.
Comme certains employeurs étendent abusivement la déduction aux retraites complémentaires on mesure l’ampleur du préjudice.
Rappelons ici que l’Agirc et l’Arrco, principaux organismes de retraite complémentaire, ont reconnu aux journalistes le droit de cotiser à taux plein.
Une préservation des cotisations intégrales aux retraites complémentaires reconnue aussi par nombre d’entreprise.
Un double discours révoltant
On aurait aimé que la Sécurité sociale manie moins le double discours en alertant d’un côté sur le préjudice de la déduction et en proposant si complaisamment aux entreprises une décélération trop progressive de cette même mesure qui la prive de cotisations à taux plein alors qu’elle vit un déficit abyssal.
A raison de 2% de diminution par an, cette déduction si préjudiciable pour les salariés qui l’acceptent où se la voient si souvent imposer, ne s’éteindra qu’en 2037 !
• Pour les retraites
le budget 2026 prévoit une hausse des pensions de base. Elle s’appliquera au 1er janvier avec un taux indexé sur l’inflation. Les petites pensions seront revalorisées de 100 € brut par mois pour les carrières complètes au SMIC.
• Du côté de l’allocation fiscale pour frais d’emploi
il est trop tôt, au moment où nous diffusons ces éléments, pour y voir clair sur les intentions du parlement pour le seuil supérieur de déduction sur les revenus salariaux des journalistes
Rappelons que ce seuil supérieur est actuellement fixé à 93.510 euros brut, ce qui ramené au net imposable revient à 70133 euros sur la base d’une moyenne de 25% de prélèvements. Si ce niveau de salaire est hélas illusoire pour un grand nombre de journalistes, nous ne devrions pas tarder à être fixés sur le maintien ou la diminution du seuil pour les revenus à déclarer pour 2025.
Francois Boissarie
référent SNJ paie et fiscalité

