La fin de L’Éveil de Lisieux : un précédent inquiétant
Le comité social et économique (CSE) de l’UES Publihebdos a été informé et consulté, mercredi 18 février, sur l'arrêt au mois de mars de L’Éveil de Lisieux et de cinq journaux spécialisés dans les annonces judiciaires et légales, Croix de l’Aude, Croix de L’Hérault, Croix des Pyrénées orientales, Voix du Gers et Écho du Tarn. Le transfert des annonces légales vers le Web justifie, selon la direction de Groupe Actu, la fin des cinq titres spécialisés. Celle-ci n'aurait pas de conséquences sociales. La clause de cessation (article L7112-5, 2e alinéa) est cependant ouverte pour les journalistes employés par ces titres.
S'agissant de L’Eveil de Lisieux, cette cessation était malheureusement attendue, tant ce journal souffrait de désinvestissement éditorial depuis des années. Sa substance venait essentiellement du Pays d'Auge. Les représentants du SNJ avait maintes fois alerté la direction sur cette situation. La direction du groupe fait valoir aujourd'hui que L’Éveil de Lisieux faisait doublon avec le Pays d'Auge. Rien n’obligeait Publihebdos à racheter toute la presse hebdomadaire régionale.
Il existe d'autres journaux pour lesquels la direction ne fait aucun effort de promotion ni de relance éditoriale. A ce titre, la fin de l'Eveil de Lisieux, un hebdomadaire fondé en 1969, représente un précédent inquiétant.
Lors de la consultation du comité social et économique :
Les élus SNJ votent contre l'arrêt de ces titres de presse.
Les élus CFDT votent pour l'arrêt de ces titres de presse.
Les élus Info’Com CGT s’abstiennent.

