Déduction forfaitaire Sécurité sociale

Le taux d’abattement abaissé à 26 % en 2025

Le taux d’abattement abaissé à 26 % en 2025

Dans la décélération de 2 % par an de la déduction forfaitaire, un calendrier proposé hélas aux employeurs par la Sécurité sociale, à l’encontre de notre refus, le taux est fixé à 26 % pour 2025.

Sans relâche et depuis de longues années, nous dénonçons les graves préjudices pour les journalistes de cette déduction qui plonge loin, trop loin dans notre histoire sociale.

L’obligation de la consultation des salariés

Sans doute, depuis le début des années 2000, la déduction est soumise à l’avis préalable des salariés, une consultation confortée, plus récemment, par le Conseil d’Etat.

Rappelons ici, une nouvelle fois, le double préjudice de la mesure, tant sur la maladie que, la retraite voire le chômage (**).

- Sur la maladie : la déduction entraîne de facto la diminution des remboursements sauf compensation trop rare négociée dans quelques entreprises. 

Par simple équité, si l’on cotise 30 % de moins que les autres salariés, nous ne pouvons prétendre aux mêmes remboursements.

- Sur la retraite de base de la Sécurité sociale : la déduction entraîne de facto la diminution de la valeur des trimestres cotisés.

Par simple équité, si l’on cotise 30 % de moins que les autres salariés, nous ne pouvons prétendre aux mêmes valeurs des trimestres ainsi minorés.

Dans un calcul établi par la Sécurité sociale elle-même, ce préjudice mensuel sur la retraite est fixé à 386 euros.

Comme certains employeurs étendent abusivement la déduction aux retraites complémentaires on mesure l’ampleur du préjudice.

Rappelons ici que l’Agirc et l’Arrco, principaux organismes de retraite complémentaire, ont reconnu aux journalistes le droit de cotiser à taux plein.

Une préservation des cotisations intégrales aux retraites complémentaires reconnue aussi par nombre d’entreprise.

Un double discours révoltant

On aurait aimé que la Sécurité sociale manie moins le double discours en alertant d’un côté sur le préjudice de la déduction et en proposant si complaisamment aux entreprises une décélération trop progressive de cette même mesure qui la prive de cotisations à taux plein alors qu’elle vit un déficit abyssal.

A raison de 2 % de diminution par an, cette déduction si préjudiciable pour  les salariés qui l’acceptent ou se la voient imposer, ne s’éteindra en effet qu’en fin 2037 !

Journalistes, plus que jamais, ne vous laissez abattre !

Francois Boissarie
Référent SNJ paie et fiscalité
Décembre 2024

(**) A propos du chômage, rappelons ici que les contributions d'assurance chômage des journalistes ne bénéficient d'aucun abattement. 

Mercredi 18 décembre 2024
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