Liberté pour Kaveh Taheri, journaliste iranien arrêté en Turquie

Liberté pour Kaveh Taheri, journaliste iranien arrêté en Turquie

Le 26 janvier dernier, Kaveh Taheri, un journaliste et bloggeur iranien, résidant en Turquie, était en route pour Istanbul en vue d'un rendez-vous de demande de visa au consulat de France, lorsqu'il a été arrêté par les autorités turques et placé en centre de rétention.

Après avoir fait l'objet de poursuites en Iran pour son activité professionnelle et y avoir été emprisonné pendant neuf mois, Kaveh Taheri avait quitté la République islamique d'Iran il y a plus de dix ans. Installé depuis en Turquie, ce journaliste de 43 ans a non seulement des papiers en règle, mais il bénéficie du statut de réfugié octroyé par le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU et est reconnu comme réfugié temporaire par les autorités turques.

Lors de son arrestation, il a appris qu'il faisait l'objet d'une récente interdiction du territoire pour "menace à la sécurité nationale", une qualification que conteste son avocat, Salih Efe, qui souligne que le dossier de son client ne comporte aucune charge incriminante.
Kaveh Taheri a collaboré comme pigiste ou fixeur avec de nombreux médias iraniens et internationaux. Le Syndicat national des journalistes - première organisation de la profession – rappelle que déporter Kaveh Taheri en République islamique d'Iran met sa vie en péril.

Le 12 février, le Parlement européen a adopté une résolution appelant la Turquie "à cesser immédiatement toute forme de harcèlement des journalistes étrangers", citant notamment le cas de Kaveh Taheri. 

Le SNJ appelle les autorités turques à respecter leurs obligations de droit international, à mettre immédiatement fin aux procédures d'expulsion, et à laisser ce confrère trouver refuge dans un pays tiers. Le SNJ appelle les autorités françaises à tout mettre en œuvre pour venir en aide à ce confrère.

 

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Vendredi 20 février 2026
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