Résolution intersyndicale : la direction doit négocier
Résolution des organisations syndicales CGT, SNJ, SUD, FO, CFE-CGC, CFTC et CFDT de l'Agence France-Presse
Le personnel réuni en assemblée générale le vendredi 23 janvier s’oppose aux projets et réorganisations de la direction présentés en CSE et exige l’ouverture immédiate de réelles négociations avec les organisations syndicales, qui prennent davantage en compte les attentes des salariés et leurs conditions de travail.
Les salariés demandent une réponse rapide et explicite de la direction sur l’ouverture de ces négociations concernant ces projets qui fragiliseraient en outre la couverture éditoriale.
Le projet d’expatriation tel qu’il a été présenté au CSE du 23 janvier doit être suspendu et renégocié dans son ensemble. Appliqué en l'état, il mettrait à mal la mobilité, notamment à l’international et fragiliserait durablement l’organisation et les parcours professionnels à l’Agence.
Suite au dispositif d’incitation au départ en retraite, le projet de réduction des effectifs présenté par la direction prévoit le non-remplacement de 24 postes. La suppression de certains postes de journalistes, cadres et employés indispensables au bon fonctionnement de l’agence n’est pas acceptable et doit faire l’objet d’une négociation.
Pour atteindre son objectif d’économies en 2026 et alors même que le PDG déclare qu’il faut réallouer davantage de ressources au terrain, la direction envisage « le gel » de cinq postes de rédacteurs texte, un dans chaque pôle de la rédaction parisienne, (sauf au politique et au service international). Ces gels ne sont pas acceptables par les salariés et doivent faire l’objet d’une négociation avec les OS.
La direction doit prendre en compte la situation de nos collègues CDD et ouvrir des négociations visant à leur garantir des embauches en CDI à chaque fois que cela sera possible.
Les salariés alertent sur la situation des services supports et des personnels PTA, déjà fortement fragilisés par les précédentes réductions d’effectifs. Toute nouvelle suppression ou non-remplacement de postes dans ces services aurait des conséquences directes sur le fonctionnement de l’Agence, les conditions de travail et la charge pesant sur les équipes. Cette situation doit faire l’objet de discussions spécifiques dans le cadre des négociations à ouvrir.
La situation de nos collègues du service du traitement de l’image (labo), dans lequel 2 salariés sur 4 sont en arrêt suite à la décision de la direction de ne pas embaucher une CDD, doit être réétudiée immédiatement afin de permettre à ce service d’avoir l’effectif nécessaire à son bon fonctionnement au regard de sa charge de travail.
En l’absence d’une réponse positive de la direction sur l’ouverture de négociations sur l’ensemble de ces points, une nouvelle assemblée générale aura lieu la semaine prochaine lors de laquelle un appel à la grève sera soumis au vote du personnel.

